1. Définitions  
2. Contexte légal en Région wallonne
3. Démarche novatrice

4. Historique

 

1. Définitions

Développement durable:

Un concept qui émerge en 1987 (rapport Brundtland) et qui entre dans le vocabulaire public depuis 1992, avec la Conférence de Rio.

Définition de la Commission Brundtland, 1987 :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion :

  • Le concept de besoins, et plus particulièrement des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité ;
  • L’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre  organisation sociale imposent à la capacité de l’environnement de répondre aux besoins actuels et à venir.(…) »

Contrat de Rivière:

« Le Contrat de Rivière est un protocole d’accord entre un ensemble aussi large que possible d’acteurs publics et privés sur des objectifs visant à concilier les multiples fonctions et usages des cours d’eau, de leurs abords et des ressources en eau du bassin. » (Circulaire ministérielle du 20 mars 2001).

Le Contrat de Rivière est donc un programme cohérent pluriannuel de restauration, de protection et de promotion d’une rivière, de sa vallée ou de son bassin versant sur lequel s’engagent de façon contractuelle et non réglementaire des partenaires privés et publics, qui adhèrent volontairement à la pratique de la coopération, de la concertation et de la recherche du consensus en vue d’atteindre dans un délai fixé, les objectifs définis par ce programme.

Un Contrat de Rivière compte également un volet important de sensibilisation et de participation de la population.

Le Contrat de Rivière remplit ainsi de multiples fonctions :

  - outil de programmation, d’exécution et de suivi
  - outil de protection ou de reconquête de la qualité des eaux (Directive     européenne) et de protection de l’environnement
  - outil d’incitation à un nouveau mode de gestion des cours d’eau
  - outil de partenariat (privé-public)
  - outil de développement local compatible avec l’environnement
  - outil de participation accrue pour la population (démocratie)


La noue de Tailfer

Par essence, le Contrat de Rivière est une mobilisation de toutes les forces vives. Plus particulièrement, le Contrat de Rivière de la Haute Meuse rassemble donc les services publics, les élus politiques, le monde universitaire, le secteur privé, le milieu associatif, les riverains ; … dans un programme de restauration, de protection et de promotion (développement économique) de la Haute Meuse et, à terme, de ses affluents repris dans le sous-bassin de la Meuse amont et Oise.

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Les contrats de Rivière en Wallonie

2. Contexte légal en Région wallonne

Le contexte légal en Région wallonne est la Circulaire ministérielle du 20 mars 2001 relative aux conditions d’acceptabilité et aux modalités d‘élaboration des Contrats de Rivière en Région wallonne. Les Contrats de rivière fonctionnent donc sur base d’accords volontaires et n’ont pas force de loi. Cette nouvelle circulaire abroge et remplace la première circulaire de 1993.

3. Une démarche novatrice

Dans cette démarche nouvelle, la participation de la population est favorisée. Siégeant au Comité de Rivière, elle a participé aux phases de réflexion, de concertation et de choix des options lors de l’élaboration de la Charte de la Haute Meuse en 1994 et du premier programme d’actions (1996-2001). De plus, les associations locales peuvent s’investir dans la phase d’exécution du programme d’actions, avec l’encadrement du Secrétariat Permanent du Contrat de Rivière.

Qui dit démarche nouvelle, dit difficultés, incompréhension, méfiance, scepticisme, pressentiment d’une menace pour l’autonomie communale, récupération ou blocage politique, inertie d’une population peu habituée à proposer... Les embûches, certes, ne manquent pas, et l’énergie à investir pour établir la confiance et conduire le groupe vers l’objectif commun est considérable et permanente. Mais les valeurs véhiculées par ce nouvel outil de gestion, c’est-à-dire le dialogue, la concertation, la poursuite d’un objectif dépassant les cloisonnements habituels, la citoyenneté active, l'intégration de la préoccupation environnementale, le devoir vis-à-vis des générations futures, suscitent l’assentiment du groupe.

4. Historique

Repères chronologiques et étapes parcourues:

Le projet de la Haute Meuse est un des 13 Contrats de Rivière pilotes assistés par la Région wallonne. Ce Contrat de Rivière qui démarre en 1992 a déjà finalisé un premier programme d'actions dans la période 1996-2001 et a actuellement entamé l'éxécution de son deuxième programme pour les années 2002-2004. Voici les étapes franchies depuis le début :

   · 1992 : adoption de l’initiative par les autorités locales

   · 1994 : adoption de la Charte de la Haute Meuse (déclaration      d’intentions et de principes généraux de gestion) 

   · 1996 : adoption du Contrat de Rivière proprement dit (signature du 1er     programme d’actions le 24/06/96)

   · 1996 à 2001 : exécution du programme d’actions et sessions annuelles     de suivi du Contrat de Rivière

   · 2002- 2004 : deuxième programme d’actions (signature du 2ème     programme d’actions le 21/06/02)


Signature du 2éme programme d'actions (juin 2002)

Dans une première phase (1992-2001), les 84 organisations représentants des intérêts privés et publics présents dans la vallée se sont constitués en un Comité de Rivière de la Haute Meuse.

Par la voie de la concertation et la recherche du consensus, les membres du Comité de Rivière assistés par le Secrétariat permanent, ont successivement :

  • Identifié, informé et rassemblé les différents partenaires impliqués ;
  • Identifié les divers facteurs de dégradation de la vallée et les solutions  potentielles ;
  • Imaginé et négocié, avec les partenaires des solutions consensuelles, c’est-à-dire acceptables par tous ;
  • Erigé ces solutions consensuelles en pratiques de gestion actées dans un document, la Charte de la Haute Meuse. Ce document signé par tous les partenaires en juin 1994, balise dorénavant les projets et
    décisions qui ont la vallée pour cadre ;
  • Conçu un programme consensuel d’actions concrétisant les intentions de la Charte de la Haute Meuse, en matière de protection, de restauration et de promotion de la vallée ;
  • Instruit ces actions, c’est-à-dire qu’ils en ont précisé le Maître d’oeuvre (le responsable de l’exécution), le coût et le calendrier d’exécution (entre 1996 et 2001) ;
  • Ainsi instruit, ce programme d’actions a été soumis à l’approbation des diverses Autorités pour décision (Exécutif Wallon, Députation Permanente, Conseils Communaux respectifs, Conseils d’Administration des Fédérations et/ou d’Associations partenaires...) ;
  • Les actions officiellement retenues par ces Autorités ont été reprises dans un document final, le Contrat de Rivière, proprement dit. Ce document, issue de cette longue démarche commune, est ainsi appelé, puisqu’il précise le Contrat (= les engagements) de chacun des acteurs au profit de la Rivière (= le fleuve et sa vallée). Ce document a été signé le 24 juin 1996 , traduisant l'engagement formel des Maîtres d'oeuvre a exécuté les différentes actions définies dans le contrat. Il s'agit de 805 actions au total.;

Entre 1996 et 2001, chaque année, les Maîtres d’oeuvre viennent présenter au Comité de Rivière, lors d’une séance publique, l’exécution des actions programmées pour l’année écoulée.

De juin 2001 à juin 2002 : préparation par le Comité de rivière assisté par le Secrétariat Permanent du nouveau programme d’actions par la tenue de 6 commissions thématiques abordant les 11 thèmes du contrat en juin 2001 et de 2 séances plénières du comité de rivière en automne 2001. Rédaction du nouveau programme et relecture finale au printemps 2002.

En décembre 2001, la session plénière a tenu un bilan général des 5 premières années d’exécution du Contrat et a renouvelé son Comité de Rivière : celui-ci se compose de actuellement 62 organisations publiques et privées.

De 2002 à 2004, le Contrat de rivière est entré dans une nouvelle phase: un deuxième programme d’actions a été signé le 21 juin 2002 par lenouveau Comité de rivière pour une exécution d’ici 2004 et au-delà.